André Patry est un ancien enseignant, aujourd’hui retraité, qui a milité tout au long de sa vie pour l’avancement des droits et des libertés des personnes issues des communautés LGBTQ+. Dans cette capsule, il partage sans filtre son expérience en tant que pair-chercheur au sein de différents projets portant sur la consommation sexualisée de substances.

Qu’est qu’un·e pair·e-chercheur·e?

Un·e pair·e-chercheur·e est une personne ayant une expérience vécue avec l’objet d’étude de la recherche et qui participe aux différentes étapes de celle-ci, de la conception de la problématique de recherche à l’analyse et la diffusion des résultats.

Son rôle au sein de l’équipe de recherche est d’apporter une perspective située sur la question étudiée, tout en veillant à ce que les résultats découlant de la recherche correspondent aux réalités du terrain et répondent aux besoins des communautés concernées. Cela peut notamment passer par la sensibilisation des membres de l’équipe aux dimensions sociales et culturelles associées à un groupe ou à un phénomène1.

Ce modèle de recherche est de plus en plus mobilisé, particulièrement dans les sciences humaines et sociales, afin de réduire l’injustice épistémique, c’est-à-dire les inégalités structurelles qui nuisent à certaines personnes ou à certains groupes de faire entendre leurs savoirs et de les faire reconnaître comme légitimes2. L’implication des personnes concernées dans la recherche permet ainsi de produire des connaissances scientifiques plus sensibles aux réalités réelles ainsi que d’améliorer la relation de confiance entre le milieu de la recherche et les communautés étudiées1.