Note : Cet article fait usage du terme « dysphorie » puisqu’il est utilisé par plusieurs participant·es. Toutefois, il est important de mentionner que d’autres personnes peuvent ne pas se retrouver dans ce terme qui est issu de la psychiatrie. Lorsqu’il ne sera pas directement mentionné par les participant·es, le terme « inconfort lié au genre » sera privilégié.

Dans les dernières années, plusieurs projets de recherche se sont intéressés aux expériences de consommation de substances psychoactives chez les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre. La chaire de recherche TRADIS de l’école de travail social de l’UQAM et le laboratoire de recherche Qollab de l’École de santé publique de l’UdeM ont chacun mené des études portant respectivement sur la consommation d’alcool et la consommation de cannabis chez les jeunes queers et trans. Nos équipes ont constaté des résultats similaires. En effet, les entrevues réalisées auprès des jeunes personnes trans et non-binaires[ND1] ont permis de comprendre qu’il existait une interaction entre la consommation d’alcool et de cannabis et les expériences vécues de dysphorie (inconfort) ou d’euphorie de genre.